« Kinésithérapeute spécialiste de la neurologie infantile, j’ai développé une thérapie efficace pour venir en aide aux enfants dits « handicapés ». Forte de mes expériences et de mes découvertes, j’ai pris la plume pour rédiger de manière claire toutes mes idées et exposer cette approche thérapeutique nouvelle. J’ai passé cinq années à essayer de rédiger ces chapitres, à structurer ces lignes, pour un résultat souvent confus, au texte lourd et à la syntaxe un peu fantaisiste. J’ai alors cherché sur internet un « nègre » susceptible de m’aider dans ce projet, mais j’ai toujours été déçue et, de plus, je perdais de l’argent ! À la suite de la parution d’un article dans la revue Bio Contact, écrit par Pierre Vican, se présentant comme journaliste, j’ai pris contact avec lui. Et je dois dire que tout s’est structuré comme j’en avais envie. Pierre m’a vraiment donné l’impression que j’écrivais mon livre et que son action consistait à rectifier ma syntaxe, que ses réflexions m’amenaient à rédiger mon texte de manière plus claire. J’ai beaucoup aimé cet échange car il m’a enrichie grâce à ses propres recherches. Pour finir, je suis heureuse de lire mes idées sur papier. Je le remercie de tout cœur de m’avoir permis d’aboutir dans mon projet. »
– Dominique Dechamps
Mon intervention
L’auteur m’a confié le soin de réécrire entièrement son manuscrit visant à présenter sa méthode thérapeutique. Son livre est destiné à la fois au grand public et aux thérapeutes de la petite enfance souffrant de handicap moteur et mental.
À partir de mon diagnostic, nous nous sommes entendus sur la marche à suivre qui passait d’abord par un essai de réécriture sur quelques pages du manuscrit. Il fallait que mon propre style rédactionnel convienne à l’auteur. L’état général du texte comportait des faiblesses stylistiques, méritait une meilleure organisation d’ensemble des idées, et il était nécessaire de compléter des arguments qui paraissaient insuffisants, de mettre en valeur des idées géniales maladroitement exprimées, de « clarifier » des termes scientifiques inévitables, etc.
En commençant la réécriture, je me suis mis à la place de l’auteur. Il est primordial de rester absolument fidèle à sa pensée et de préserver aussi au maximum sa façon d’écrire. Mais lorsque le texte devient parfois « indigeste », il ne faut pas hésiter à proposer de refondre complètement les parties défaillantes en offrant une nouvelle écriture (sur le fichier word : dans un autre code de couleur). Il est en outre important de se mettre à la place du futur lecteur. Si j’achetais ce livre, les lignes que je lirais seraient-elles claires, abordables, compréhensibles, logiques? Est-ce que j’aurais les réponses que je cherche? Aurais-je envie de poursuivre ma lecture?
J’ai aussi personnellement mené des recherches dans des références scientifiques dont ne parlait pas l’auteur. D’une part pour « valider » ce qu’elle avait écrit, si possible pour étayer sa démarche d’arguments ou de faits éprouvés lorsque certaines lacunes rendaient le texte inaccessible, mais aussi pour moi, afin que je suive bien la pensée de l’auteur. Cela renforçait ma « communion de pensée » avec elle. On ne peut être sûr d’être compris si son message est confus. Dominique, elle, cela se voyait au fil de son manuscrit, maîtrisait complètement son sujet. Mon expérience dans le domaine de l’édition et de la santé et ma volonté d’être un « passeur de mots » au sens le plus élevé du terme – qui devrait être celle de tout professionnel de l’écriture – m’ont permis d’exercer un regard critique appréciable dans une discipline aussi importante que celle de la thérapeutique. J’en ai profité pour proposer à l’auteur d’ajouter sous une forme ou une autre certaines références que j’ai étudiées, ou d’en rédiger de brèves synthèses en appui de son texte. Cela devait aider le lecteur à assimiler des notions avec lesquelles il n’est pas familier, ce qui semble avoir beaucoup plu à Dominique puisque, m’a-t-elle dit, « ce travail complémentaire a donné une meilleure assise à mon texte. » Outre les nécessaires vérification orthographique et harmonisation du code typographique, j’ai rédigé intentionnellement un glossaire de 80 mots relativement difficiles, avec leurs appels de note, situé à la fin du livre.
Dominique et moi ne nous sommes jamais rencontrés. Tout mon travail a été effectué en parfaite collaboration avec elle, par email et par téléphone. Cependant, si les distances ne sont pas trop grandes, il est préférable de se voir en chair et en os.
– Pierre Vican